« Il apparait, à la lumière des différentes études les plus sérieuses réalisées depuis trente ans, qu’il existerait bien, non pas un point, mais bien une zone du vagin, à sa face antérieure, située à proximité de l’urètre, et dont la sensibilité bien particulière jouerait un rôle clé de participation à l’orgasme vaginal féminin. »[2]
Vous pouvez trouver quelques explications ici.
Son fonctionnement peut être perturbé et entraîner au fil du temps une baisse du désir. Les causes peuvent être diverses : d’origine hormonale (baisse des hormones avec le temps), également anatomiques accompagnant des troubles de la statique pelvienne avec perte de la tonicité périnéale après accouchement, après une chirurgie pelvienne, périnéale… psychologiques enfin avec déni périnéal, anorgasmie primitive ou secondaire.
Une réponse peut être proposée avec « l’amplification du point G » permettant d’exposer cette zone érogène pour qu’elle soit plus facilement stimulée.[1][3]
On injecte une petite quantité d’un produit résorbable, l’acide hyaluronique*, pour gonfler l’aire du point G, qui contient les petits corps érectiles féminins et les tissus environnant l’urètre, on réveille ainsi les zones sensibles à l’excitation sexuelle. La région ainsi augmentée sera facilement stimulable, soit par caresses appuyées, soit par pénétration et mouvements de va et vient contre l’os pubien.[1]
On pratique une anesthésie locale pour rendre l’injection indolore.
Les indications sont multiples [1]
- Les troubles sexuels de la femme jeune avec ou sans contraception orale. Après le ou les accouchements, beaucoup ressentent une différence de perception sexuelle et ce, malgré une rééducation périnéale par bio feed-back.
- Les troubles sexuels au moment de la ménopause naturelle ou chirurgicale.
- Les troubles sexuels à la suite d’un traumatisme pelvien accidentel ou toute intervention chirurgicale de la région pelvienne qui peuvent avoir un retentissement sur la circulation sanguine clitoridienne et vaginale.
Les résultats sont variables selon les auteurs :
Ils sont positifs dans plus de 90% des cas.[3]
On note une augmentation de 40 à 50 % d’orgasmes à l’excitation du point G pour celles qui n’en avaient pas, peu ou difficilement. De plus, des améliorations marquées ont été notées en ce qui concerne les troubles urinaires associés. Aucun effet secondaire n’a été rapporté. La satisfaction des patientes après traitement est de 70 %.[1]
* C’est le même produit, sans danger et présent naturellement dans le corps, qu’on utilise pour le comblement des rides et en rhumatologie en injection articulaire.
Voir une vidéo ici sur le site Canal-U, vidéothèque numérique du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Sources scientifiques
- Benattar, M.-C. (2005). Nouvelle approche thérapeutique dans le traitement des dysfonctions sexuelles féminines: L’amplification « du point g » dans les baisses de désir et plaisir féminins. La Revue du praticien, 91, 26—30.
- Colson, M. H. (2008). Le point g: Le vraix et le faux. Louvain Médical, 127(9), S73—S79.
- Louis-Vadhat, C. (2006, June 1). Amplification du point g par injection d’acide hyaluronique. Paper presented at Canal-U Médecine.
Mots-clefs : acide hyaluronique, comblement, point G