De quoi s’agit-il ?
Ce sont des injections médicamenteuses réalisées dans le tissu graisseux sous cutané et destinées à rompre l’enveloppe des cellules graisseuses pour permettre une mobilisation des graisses qui y restaient bloquées.
Quand faire ce traitement ?
- dans les surcharges graisseuses localisées sans excès pondéral et non cellulitiques,
- dans les cellulites importantes ne relevant pas de la liposuccion, quand le traitement habituel donne des résultats incomplets, en renforcement de celui-ci, [1]
- dans les surcharges pondérales en complément du régime, quand certaines zones graisseuses résistent à la perte de poids.
Est-ce risqué ?
La méthode est indiquée et pratiquée exclusivement par le médecin, en respectant les contre-indications, avec des produits officiellement autorisés pour usage médical en France et vendus en pharmacie [nous n’utilisons donc pas la Phosphatidilcholine (lécithine de soja) qui n’est pas autorisée en France] ; les seuls effets secondaires notables peuvent être une légère douleur chez les personnes sensibles et de petits hématomes.
Combien de séances ?
On pratique 6 à 10 séances espacées d’une semaine ; les injections peuvent être réalisées par technique manuelle ou avec un pistolet de mésothérapie.
Quelle efficacité ?
Les études cliniques [2]
ont été faites sur un lot de 113 observations et, à part 15 cas peu significatifs (perte < 1 cm), ont retrouvé une perte :
- de 2 à 10 cm sur le tour de ventre (moyenne 6 cm)
- de 3 à 5 cm sur le tour de cuisses (moyenne 4 cm)
- de 1 à 3 cm sur le pli cutané (moyenne 2 cm)
« Nous avons constaté sur le plan clinique et paraclinique (échographie) une corrélation significative de l’action de la Mésodissolution hypo osmolaire sur l’effet « désinfiltrant » (anti-oedémateux) et sur l’effet « amincissant » (lipolyse des amas graisseux). »
Les résultats sont-ils durables ?
« Après un recul d’un an et demi, nous avons pu remarquer la persistance voir une majoration des effets a long terme. Il semblerait qu’une séance d’entretien tous les 1 à 2 mois apporte les meilleurs résultats. »
A noter que cette techniques est interdite dans cette indication depuis le 12 avril 2011
Sources scientifiques
1 - Muenier, C. (2009). La cellulite en 2009: Traiter efficacement et déjouer les pièges des « marchands d’amincissement« . Knol : une unité de savoir. Retrieved September 17, 2009, from http://knol.google.com/ … en-2009/2zfytpo3ypaud/2.
2 - Bonnet, C., Perrin, J.-J., & Pasquini, B. 2008. La mesodissolution® hypo osmolaire et l’hydro lipodystrophie « enfin, ça marche ».
3 - Morel J.L., Cano J.L.-Lyse adipocytaire : effets de différents agents lytiques sur la cellule graisseuse – J.L. Bulletin AFMEaa 10/2007
4 – Le Coz J. – Mésothérapie : intérêt dans le traitement de la cellulite et de l’adiposité localisée – Bulletin AFMEaa 10/2008
5 – Ascher, B. (2008, October 3—4). Ultrasons, radiofréquence et injectables dans le traitement de la surcharge graisseuse. Paper presented at 29e Congrès National de Médecine Esthétique et de Chirurgie Dermatologique, Paris.
6 – Muenier, C. (2008). Objectif minceur 2009: Les dernieres techniques d’amincissement Lulu.com.
Mots-clefs : Amincissement, cellulite, hydrolipodystrophie, mésodissolution, surcharge graisseuse