Le traitement des chutes anormales de cheveux par la mésothérapie est une technique réellement efficace et non traumatique, qui mériterait une plus grande diffusion dans le monde médical.Chaque jour nous avons des cheveux qui croissent, d’autres qui meurent, et certains qui tombent (jusqu’à cent par jour), chaque cheveu subissant ainsi environ 25 cycles.
Trois phases se succèdent pour chaque follicule : la phase anagène de croissance (3 à 6 ans), la phase catagène d’involution (3 semaines), la phase télogène de repos puis de chute (2 à 6 mois). La phase anagène détermine la longueur du cheveu sachant que le cheveu pousse de 0,3mm par jour.
Quand, sous l’effet de l’âge, des hormones (androgènes), des carences alimentaires, des toxiques, le nombre des cheveux qui chutent dépasse celui de ceux qui repoussent, il y a une diminution locale ou diffuse de la densité; celle-ci est généralement le motif de consultation, ayant été précédée de quelques semaines ou mois par la chute anormalement importante.
Le but du traitement sera donc d’améliorer la qualité des cheveux qui poussent, afin d’en restaurer la durée de vie normale; les cheveux qui chutent étant moins nombreux que ceux qui repoussent, et ceux ci étant de meilleure qualité, on assiste à un « reboisement » des zones clairsemées, mais pas de celles complètement lisses (dites cicatricielles), ce qui peut être dit plus scientifiquement « une normalisation de la chute de cheveux avec augmentation du diamètre de ceux qui sont atrophiques (duvet) permettant ainsi de redonner un aspect couvrant à la chevelure».
Ceci permet aussi d’expliquer pourquoi il faut un certain temps pour observer les effets du traitement.
Un interrogatoire soigneux et un examen médical préalable, avec au besoin examens biologiques, permettront de détecter les étiologies nécessitant une prise en charge différente ou complémentaire (carence en fer, hypothyroïdie, teigne…).
Enfin pour le pronostic, il faudra déterminer si la zone alopécique est devenue cicatricielle, c’est à-dire une zone dont les orifices pilaires ont disparu et dont l’alopécie est définitive, car dans ce cas, une repousse étant impossible, seule la greffe pourra être proposée.
La mésothérapie est pratiquée seule dans les cas les plus légers, mais elle peut aussi être un complément idéal de la greffe de cheveux, quand celle-ci a été indispensable; on commencera alors les séances au 30e jour postopératoire.
Nous pratiquons 6 séances de mésothérapie, espacées de 15 jours pour les quatre premières, et d’un mois pour les deux dernières; un traitement d’entretien d’une séance tous les deux à trois mois peut être utile pour certains patients.
On n’observe pas d’effet secondaire si la technique est rigoureuse, notamment l’asepsie (lavage et désinfection des mains, matériel à usage unique, désinfection locale….)
On proscrit le rinçage ou le shampoing pendant 12 heures et la baignade en mer ou piscine pendant 36 heures.
Les premiers effets sont observés après 15 à 45 jours, selon les personnes, avec d’abord une nette diminution de la chute, puis une « redensification » capillaire.
Le protocole peut être amélioré en remplaçant la mésothérapie par le dermaroller, combinant ainsi l’effet pharmacologique des produits (identiques à ceux de la mésothérapie) et la stimulation conjonctive propore à la multipuncture[20].
Sources scientifiques
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- Comité Éditorial AMME La Chute de Cheveux et l’Alopécie traitées par la Mésothérapie (Mésopécie)
- Conjonctyl – Laboratoire Sedifa
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Mots-clefs : alopécie, Chute de cheveux, mésothérapie